Hadda Hazem qui a décidé
-d'entamer une grève de la faim, depuis
lundi 13 novembre2017, pour protester contre l’étranglement financier dont son
journal est victime depuis maintenant trois mois.« Tout a commencé à cause de
mon intervention sur France 24 le 9 août dernier où j’ai abordé la
problématique du centre de décision on Algérie ... On a toujours voulu me punir
pour mes écrits »s'explique Hadda Hazem qui en dépit des difficultés
financières s’efforce chaque mois de payer ses journalistes, même si elle
reconnaît avoir divisé par deux le montant des salaires.
La directrice d'el fajr aimerait que sa voie soit entendue
«J’aurais aimé que les appels soient entendus. Car je ne suis pas suicidaire,
je veux sauver El Fajr, je veux que les pressions que nous subissons cessent.
On m’a coupé la publicité pour me punir suite à une déclaration que j’ai faite
sur France 24 où j’ai demandé où se trouvait le centre du pouvoir en Algérie.
Depuis rien, plus aucun annonceur ne veut mettre sa pub chez nous. Déjà en
2004, on m’a coupé aussi l’accès à la pub de l’ANEP pour mes positions
politiques, mais à l’époque il n’y avait encore des entreprises privées qui
nous proposaient leur pub, mais maintenant même celles-là ne le font plus par
prudence. Quand on démarche une entreprise, elle nous pose la question sur nos
relations avec l’ANEP, et dès qu’on répond qu’elles sont mauvaises on refuse de
nous fournir de la pub. Les entreprises ont peur de déplaire au pouvoir".
C’est la première fois dans l’histoire de la presse
indépendante qu’une responsable de journal en arrive à cette action pour
préserver les emplois de ses salariés.
Une pétition a été lancée, aujourd’hui samedi 18 novembre
2017,sur change.org pour soutenir Hadda Hazem et faire entendre sa voix et
aussi Pour le respect des droits de l’homme et de la liberté de la presse.


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